Réaliser ses rêves!

Qui n’a jamais rêvé de réaliser ses rêves? Pendant 20 ans, j’ai rêvé de devenir styliste. Je me souviens de ces longs trajets en métro jusqu’au boulot où je rêvais en secret de devenir styliste. J’étais à chaque fois au bord de la crise de panique. J’étouffais dans ce métro. Je me voyais courir à l’ouverture des portes et prendre le premier train pour une destination inconnue. Jusqu’au jour où j’ai pu réaliser mon rêve à 10000 kilomètres de la France. Le jour où j’ai signé ce fameux contrat où était écrit « assistance styliste », j’étais la plus heureuse de la terre.

Jungle

Ce jour là j’ai compris l’importance de réaliser ses rêves. Je me suis assise au soleil avec un petit café. C’était assez étrange car j’avais passé 20 ans de ma vie à rêver, même pendant mes études de droit et de physique. Maintenant que j’avais réalisé mon rêve, j’ai pris conscience à ce moment là que finalement ce n’était pas être styliste qui était important mais le fait d’avoir remplacer mes pensées par une action concrète.

  • Se connecter au présent !

Ce qui fait du bien quand on essaie de réaliser ses rêves est la connection au présent. Les pensées d’hier disparaissent petit à petit pour faire place au concret et au monde des sensations. On est plus dans la projection mais dans l’action. Le rêve n’a plus finalement d’importance et on se met tout simplement à vivre. C’était la première fois que je pouvais savourer un café tranquillement à une terrasse sans être stressée par mon avenir où ma recherche de bonheur dans la vie.

  • Mais…un rêve en appelle un autre !

Le petit piège de vouloir réaliser ses rêves est qu’un rêve en appelle un autre. Je me suis rendue compte que je n’étais jamais satisfaite. Les mauvaises habitudes peuvent vite revenir. Ce qui enclenche à nouveau du stress pour le réaliser et on se remet à penser inutilement sans passer à l’action ou profiter du moment présent. Bonjour procrastination! C’est là qu’on prend conscience qu’il faut profiter de la vie et mettre des petites actions en route chaque jour pour réaliser nos rêves. Même si on ne les réalise pas tous, créer quelque chose dans la journée a du sens, ne serait-ce qu’ecrire un article sur son blog ou méditer pour ressentir les sensations de ce rêve qu’on aimerait réaliser.

  • La première seconde du reste de ta vie.
« Ça vous est déjà arrivé de vous tromper ? De suivre un chemin qui n’était pas le bon, tout d’un coup vous vous retrouvez paumé tout seul sur le bord de la route…
  À espérer qu’un Taxi passe ? » Le premier jour du reste de ta vie.
J’ai dû voir ce film plusieurs fois et avec toujours cette envie folle de réaliser mes rêves à la fin du générique. Et les petites larmes aux yeux qui vont avec… Chaque seconde de ta vie est précieuse. Il est encore temps d’être heureux et de se sentir à sa place dans ce monde en harmonie avec les autres. C’est le minimum que l’on puisse faire pour aller bien chaque jour. Les rêves se réaliseront seuls ensuite sans t’en rendre compte. Mon secret est d’être gentille avec toutes les personnes que je peux croiser dans la journée, sans les juger. Bien sûr, j’ai peut-être encore le rêve de devenir styliste, entrepreuneure ou encore coach de vie nomade. Mais dans la seconde où je vous écris, ce n’est vraiment plus l’essentiel. Et vous quels sont vos rêves? Que faites-vous dans la vie pour les réaliser?

Qui suis-je?

Koh Rong

Je m’appelle Marina. Voilà deux ans déjà, je m’envolais pour un stage éthique à l’autre bout du monde dans un pays d’Asie du Sud-Est. Un aller simple tout simplement. Je n’avais aucune idée de la date du retour. J’ai le souvenir d’avoir été stressée et d’avoir beaucoup pleuré. Vous laissez votre amoureux sur le palier de l’appartement en espérant le revoir dans 6 mois. Mais au fond de vous, vous ressentez les derniers adieux à l’instant même où les portes de l’ascenseur se ferment. Il est 5h30 du matin dans les rues de la ville et il n’y a pas un chat.

Dans le métro qui vous mène à la gare, vous réalisez que c’est en quelque sorte le voyage de votre vie. Vous savez, celui que vous rêvez de faire après avoir vu « Into the Wild ». Vous partez à l’aventure avec vos rêves et vos idées préconçus sur le monde. Vous ne réfléchissez pas un instant à la question : « mais le monde a-t-il réellement besoin de moi ? ». Les photos sur internet et les articles lus ici et là vous confortent dans votre choix d’aller découvrir l’inconnu et d’apporter votre pierre à l’existence. Je vais aller aider un monde que je ne connais pas.

J’étais jeune et j’avais envie d’agir par mes petites actions quotidiennes, comme si partir dans un pays tel que le Cambodge, était un devoir de l’existence. Mais où avais-je la tête ? Et quelle prétention finalement. Après deux ans sans être rentrée une seule fois en France, c’est le Cambodge qui m’a changée. J’y ai rencontré un peuple fabuleux avec le cœur sur la main. Je suis aussi passée par plusieurs stades au niveau des émotions. J’ai aimé vivre de manière traditionnelle, puis j’ai adoré faire du lèche vitrine à Bangkok et me jeter sur le premier « fast food » après un an sans « modernité ». Je relativise « modernité » car on vit quand même très bien à Siem Reap, au pied des temples d’Angkor.

Comment j’en suis arrivée là ? J’ai toujours rêvé d’être styliste, comme beaucoup de jeunes filles. Mais pour diverses raisons, j’ai souvent eu des difficultés à me détacher de mon image d’ «intello geek surdouée». J’aurais tant bien que mal un Deug de physique et de droit. J’aurais été en CDD, puis en CDI rapidement dans une superbe entreprise avec des collègues en or. Mais l’appel du rêve a été plus fort. Après un an de formation mouvementée au sein d’une école de mode, je m’envole donc pour un stage non conventionné au Cambodge. Je découvre l’univers du commerce équitable avec ses bons et mauvais côtés.

Un jour alors que je dessinais seule sur une terrasse en admirant le coucher de soleil, je rencontre un designer de bijoux qui complimente mon coup de crayon. Je suis flattée. Les jours passent et je recroise cet homme qui m’a complimenté. Il me parle d’un styliste très connu dans la ville. Il me dit qu’il va le contacter et lui parler de moi. Je suis naïve mais il y a des limites. Voilà qu’après 4 mois d’attente, je m’empresse de réserver mon billet retour. Au moment d’envoyer ma pièce d’identité pour confirmer mon vol, je reçois un e-mail de ce « fameux » styliste m’invitant à m’entretenir avec lui. Il faut savoir que j’étais décidée à rentrer et que j’y suis donc allée par curiosité à cet entretien. J’avais surtout dit à mon amoureux de l’époque que je rentrais. Le pauvre, ça faisait 4 mois qu’il attendait lui aussi de savoir si j’allais revenir.

Mais voilà. Imaginez la scène. On m’annonce que je suis embauchée en tant qu’assistante styliste. Le rêve d’une vie qui se concrétise. Le choix n’a pas été simple, mais je suis restée après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps. Mes copines m’avaient dit : « Imagine tous les matins où tu t’es levée pour aller à l’école ! C’était pour ton avenir ». J’ai donc travaillé deux ans dans ce pays étranger sans assurance. J’aurais connu des moments de joies intenses avec des amis de passage ou des locaux, mais aussi des déconvenues comme par exemple la perte d’un être cher à des milliers de kilomètres, le licenciement brutal, ou une chute grave dans les escaliers. Chaque jour, j’ai dû faire preuve de « résilience » pour colorer chaque nouvelle seconde de ma vie d’une note d’espoir.

A travers ce blog, vous lirez mes réflexions sur le voyage et la vie à travers mes expériences en tant qu’« immigrée » au Cambodge pendant deux ans. Je ne prétends détenir aucune vérité, mais je ressens surtout le besoin d’écrire pour extérioriser cette aventure hors du commun. Aujourd’hui, je comprends qu’il faut vivre pleinement l’instant présent et déconstruire nos schémas préconçus pour saisir sans jugement toutes les subtilités de ce monde. Voyager est important pour voir le monde et le comprendre. Voyager c’est aussi se voir soi-même et s’accepter. J’aborderai aussi le thème du « rêve », de la « passion » et de l’ « ego », ces trois mots qui rythment ma vie au quotidien. Merci de me lire si vous êtes de passage et bienvenue à vous !