Quand « Superwoman » chute…

Beng Melea

Dimanche 9 novembre 2014, je chute dans les escaliers. Le nez de marche percute le bas de mon dos et j’ai le souffle coupé pendant une bonne minute. Il faisait très beau ce jour là. Je m’apprêtais à donner un cours dans un village reculé de Siem Reap. J’y allais tous les dimanches afin d’enseigner aux enfants défavorisés de la campagne cambodgienne un jeu qui se joue sur soixante-quatre cases. Après avoir monté mon projet sur une plateforme de crowdfunding, j’essayais de garder le rythme en publiant sur mes deux blogs et sur Facebook. J’étais pleine de vie à ce moment là et je n’arrêtais pas de courir tous les jours en plus de mes 48h à l’atelier.

« Allons sagement et doucement ; trébuche qui court vite. » – William Shakespeare

Mais voilà que je chute et je sens mon dos qui se fracasse au contact du nez de marche. Je perds mon souffle pendant que mon regard se fige sur le beau ciel bleu. A ce moment là, j’ai cru que j’allais mourir seule un dimanche dans les escaliers de ma terrasse. Ma première pensée a été « Mince alors! Je ne pourrai plus donner des cours le dimanche… ». Je retrouve mon souffle après une minute et j’éclate en sanglots comme un gros bébé. Je peine à me relever. Un voisin expat que je connais pas, réveillé par le bruit sort de chez lui, et me voit sanglottante dans les escaliers. Il retourne chez lui…


Je me sens terriblement seule à ce moment là


Je marche péniblement jusqu’au premier tuk-tuk. Il m’amène à la boulangerie du boulevard Sivatha où je continue à pleurer comme un bébé parmi les touristes qui boivent tranquillement leur café. J’envoie un message à mes amis sur place qui ne prennent pas conscience à ce moment là que j’avais vraiment besoin d’un réconfort. Je ne peux pas les en vouloir. Chacun avait de la visite et ne pouvait pas me venir me soutenir. Je finis par avoir un numéro d’une petite clinique Khmer. Je passe la matinée là bas où on me fait des radios. Le tout me coûtera 40 dollars, rien quand on sait que je n’ai pas d’assurance.

Bloquée une semaine sur mon lit

Le médecin me met en arrêt pendant une semaine. Je reste allongée sur le dos à regarder le plafond dans ma chambre de 9 mètres carrés. Je vais une fois par jour récuper deux riz frits et des oréos pour la journée. Je mets 1 heure et demi aller-retour au lieu des 20 minutes habituels. Pendant une semaine je réfléchis au sens de la vie sur mon lit. Alors que marcher très lentement était pénible au début, l’exercice quotidien devient petit à petit un moment de méditation. Je prends conscience de mon corps dans son ensemble et chacun de mes mouvements prend sens à mes yeux. En ralentissant mes pas, j’observe vraiment les gens et le ballet incessant des tuk-tuk.

Le monde n’a pas besoin de moi

Sur ce lit, je prends conscience que je suis toute petite dans ce monde et qu’il n’a pas besoin de moi pour avancer. Il ne sert à rien de remplir sa vie de projets et d’activité pour s’occuper l’esprit même quand ça nous fait plaisir de le faire. Je me rends compte aussi que malgré le fait que je sois bien entourée, je suis quand même seule avec moi-même et qu’il va falloir apprendre à s’aimer et à se débrouiller seule. Je ne peux pas attendre des autres qu’ils soient toujours là pour moi. Les jours qui ont suivi cette chute, mon café avait du goût et j’étais heureuse d’être encore en vie. Juste respirer était un pur bonheur. Même si cette chute est plus traumatisante que grave, elle a eu au moins le mérite de me réveiller et d’éteindre ce mental trop présent. Une chute n’arrive jamais pas hasard. La petite anecdote est que j’avais vu une voyante et guérisseuse une semaine avant par curiosité parce tout le monde en parlait. Elle avait vu une douleur dans le bas de mon dos. Et moi perplexe, je lui avais dit « Euh non, tout va bien dans le bas du dos… ».

J’écris cet article alors que je viens d’arriver à Berlin où à la date du 9 novembre 1989, le mur a chuté sous le coup des pioches de jeunes Allemands de l’Est et de l’Ouest. Et si nous aussi nous abbations tous les murs de notre mental afin de laisser fleurir un peu de liberté?
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Vivre au Cambodge !

Hamacs

Comment vit-on au Cambodge avec un contrat local ? Dans cet article, je vais vous faire partager mon train-train quotidien pendant 2 ans. Ce n’est qu’un aperçu général parce que bien sûr dans une journée, il peut se passer beaucoup de choses quand on vit au Cambodge et d’une personne à l’autre l’expérience sera bien sûr différente.

  • Métier sur place: assistante styliste
  • Salaire/mois: 600 dollars
  • Loyer/mois: 70 dollars
  • Electricité/mois: 5 dollars
  • Nourriture sur place: 200 dollars
  • Extra: 50 dollars
  • Vélo: 35 dollars

Chaque matin, je me levais à 8h et je commençais mes journées à 10h après avoir pris un petit café à la boulangerie du boulevard Sivatha. Ce moment était précieux pour moi. Je pouvais observer le va-et-vient des touristes et le jeu quotidien des tuk-tuk. C’était un luxe de pouvoir prendre le temps d’observer la vie avant d’aller travailler. Ce plaisir était décuplé en période de mousson quand seul le bruit de la pluie rythmait la ville.

Je circulais principalement à vélo même quand il faisait plus de 40 degrés en avril. Je travaillais 8h par jour du lundi au samedi, soit 48 heures par semaine. Honnêtement, je ne suis pas sûre de pouvoir tenir ce rythme en Europe avec les changements de saison. Mais au Cambodge, je n’ai pas trouvé cette cadence soutenue, d’autant plus que j’avais un métier passionnant.

Is it « Made in China? »

C’était une chance de pouvoir créer des vêtements pour un magasin situé dans une rue touristique. J’ai pu voir des touristes du monde entier et adapter les créations en fonction de chaque nationalité. Les touristes qui m’ont le plus étonné sont les Chinois. Ils scrutaient délicatement chaque vêtement et demandaient d’un air dubitatif « Is it Made in China? ». J’adorais ce genre de situation complètement absurde!

Top

Je travaillais donc chaque jour à l’atelier et parfois dans le magasin afin de connaître les clients et d’observer leurs habitudes d’achat. A la fin de la journée, je mangeais avec mes amis un riz frit à 1 euro ou un pho vietnamien à 1.50 dollars dans un boui-boui du coin. Nous refaisions le monde à côté du  bruit des motocycles, voitures et karaokés nocturnes.

J’avais un petit réchaud chez moi pour cuisiner mais pas de frigo. Les coupures de courant étant fréquentes au Cambodge, il était trop risqué de laisser pourrir les aliments. Je n’étais pas suffisamment posée aussi pour me permettre d’acheter un frigo et des meubles. J’étais contente avec un lit et mes deux terrasses avec vue sur coucher de soleil et lever de soleil.

Pub Street je t’aime moi non plus!

Le weekend nous dansions comme des fous avec mes amis locaux et français à Pub Street. J’ai mis du temps à aller danser sur les musiques de Lady Gaga en buvant de la bière à 50 centimes. Ayant commencé par un stage équitable, je rejetais toute cette superficialité et je voulais voir le Cambodge traditionnel comme je l’ avais imaginé avant d’arriver sur place.

Mais au fil du temps, je me suis rendue compte que beaucoup de locaux aimaient danser et faire la fête. Halloween est pratiquement une fête nationale à Siem Reap! Tout le monde se déguise et fait la fête, aussi bien les locaux que les expats. Je suis donc passée à côté du côté festif de la ville les six premiers mois mais je me suis rattrapée les mois qui ont suivi…

Angkor Wat mais encore…

Angkor Wat

Quand on vit sur place, on ne visite pas les temples tous les weekends. Déjà parce que cela peut coûter cher d’y aller souvent et puis une certaine routine finit par s’installer au fil des mois. Nous passions nos dimanches souvent à la piscine d’un hôtel, moyennant la somme de 3 à 8 dollars. Les plus téméraires vont faire du vélo à la campagne cambodgienne, mais cela dure un temps. Comme vous l’avez compris, il faut s’occuper et il n’y  a pas toutes les distractions comme en Europe. C’est dans ces moments là que l’idée de créer un blog sur la vie au Cambodge m’est venue à l’esprit et en anglais pour corser le tout. La majorité des locaux au centre ville parlent un anglais plutôt correct. Je voulais communiquer avec eux. Il était temps de mettre à profit 7 ans d’anglais scolaire en créant un blog avec plein de fautes! Je me suis  mise aussi à apprendre le Khmer mais j’ai vite abandonné quand les locaux sur place me répondaient en anglais…

Mon premier blog: http://lifestyleincambodia.com/

Mission inconnue !

Hambourg_I

Si je vous dis que j’ai tenté de vivre dans un autre pays européen avant de revenir en France? Parfois votre orgueil peut vous jouer des tours. Au lieu de rentrer sagement chez maman, j’ai préféré atterir en Allemagne pour vite trouver un boulot et retrouver une vie bien routinière. Ni vu ni connu comme ça!

A peine arrivée, je n’ai pas eu de soucis pour trouver du boulot. J’ai intégré une petite boîte sympa de création de site web afin de m’occuper du service client. Malheureusement parfois ca ne se passe pas comme prévu. Devinez ce que j’ai fait?

  • J’ai démissionné !

Trois jours à peine après avoir commencé à bosser, j’ai tout simplement démissionné. Je ne vous cache pas que ce choix n’a pas été très facile à effectuer. Je me suis vite rendue compte que j’étais dans le déni de mes expériences et que je voulais tout simplement faire l’autruche. Pourtant j’arrivais à la fin de mes économies et ce choix a dû paraître hasardeux aux yeux de certains. Mais j’ai pris mon courage à deux mains avant d’être envahie par une dépression post-voyage. Il était temps d’affronter ce retour en France et de vivre un peu chez maman.

  • Retour en France !

Le retour en France tant redouté s’est finalement bien passé! Plus de peur que de mal. Après deux ans sans être rentrée, l’envie de revoir la famile et les amis était bien présente. Dans ces moments là, il faut être proactif et ne pas attendre que l’on vous appelle. Contrairement à certains qui font le tri des amis en rentrant, j’ai plutôt harcelé les gens pour les voir, même ceux que j’ignorais avant mon départ au Cambodge. Pourquoi ce choix? Au fil du temps, je me suis rendue compte que ne plus contacter les anciens amis en raison de la distance n’avaient plus de raison d’être. Se revoir une seule fois en 10 ans fait toujours super plaisir et je n’ai pas besoin d’eux pour qu’ils comblent un besoin affectif. J’aime les revoir à l’instant présent quand la vie nous réunit par hasard.

  • Mission inconnue !

Si je vous dis que je repars en Allemagne dans une semaine? Cette fois-ci pour une mission encore inconnue à l’instant où je vous écris. Je ne sais pas pourquoi, mais moins je cherche à réaliser ce que mon cerveau veut, plus les opportunités se présentent seules à moi. J’ai visité Berlin avant mon départ au Cambodge et je me suis dit à l’époque que je pourrais vivre dans cette grande ville verte. J’avais adoré l’énergie de la capitale allemande avec cette impression que tout est encore possible. Il me semblait naturel d’essayer de m’y installer après mon retour d’Asie du Sud-Est. J’avais tout planifié et j’avais même pensé reprendre mes études de mode. J’étais revenue en mode « petit soldat » prête à tout affronter. Mais la vie en a voulu autrement…

  • Un nouveau départ !

Si vous m’avez bien suivi, je reviens donc en Allemagne, mais avec plus d’incertitudes cette fois-ci… Où vais-je faire mon stage? dans quel domaine? Avec qui? Je vais vous raconter comment ça m’est tombé du ciel! J’étais tranquillement en train de prendre un café au soleil en Ariège. Je profitais du temps qui passe et d’un splendide coucher de soleil face aux Pyrénées. Je reçois un mail de ce programme européen qui me demande si je veux partir en Allemagne pendant 3 mois pour un stage suite à un désistement. Il faut savoir que je n’avais postulé à rien et que je découvre l’existence de ce programme dans le mail. Je n’ai pas pris au sérieux ce mail et j’ai rempli ma fiche de compétences au feeling! « Tiens, pourquoi pas effectuer un stage dans le domaine du voyage? » ou encore « pourquoi pas les médecines alternatives? ». Je pensais avoir un entretien afin qu’on vérifie mes compétences linguistiques et mon absence de diplômes. J’avais pas compris à ce moment là que j’acceptais de partir. Ma conseillère me confirme mon inscription quand je vais la voir pour parler de la rémunération. Et moi toute surprise: « Ah bon, je n’avais compris que mon retour de mail valait acceptation! » Me voilà donc sur le point de réaliser une mission inconnue dans une entreprise encore inconnue à l’heure où je vous écris. Mais rien de mieux que l’inconnu me direz-vous!! A votre avis où vais-je atterir? Pas dans la mode en tout cas! La suite au prochain épisode…

Réaliser ses rêves!

Qui n’a jamais rêvé de réaliser ses rêves? Pendant 20 ans, j’ai rêvé de devenir styliste. Je me souviens de ces longs trajets en métro jusqu’au boulot où je rêvais en secret de devenir styliste. J’étais à chaque fois au bord de la crise de panique. J’étouffais dans ce métro. Je me voyais courir à l’ouverture des portes et prendre le premier train pour une destination inconnue. Jusqu’au jour où j’ai pu réaliser mon rêve à 10000 kilomètres de la France. Le jour où j’ai signé ce fameux contrat où était écrit « assistance styliste », j’étais la plus heureuse de la terre.

Jungle

Ce jour là j’ai compris l’importance de réaliser ses rêves. Je me suis assise au soleil avec un petit café. C’était assez étrange car j’avais passé 20 ans de ma vie à rêver, même pendant mes études de droit et de physique. Maintenant que j’avais réalisé mon rêve, j’ai pris conscience à ce moment là que finalement ce n’était pas être styliste qui était important mais le fait d’avoir remplacer mes pensées par une action concrète.

  • Se connecter au présent !

Ce qui fait du bien quand on essaie de réaliser ses rêves est la connection au présent. Les pensées d’hier disparaissent petit à petit pour faire place au concret et au monde des sensations. On est plus dans la projection mais dans l’action. Le rêve n’a plus finalement d’importance et on se met tout simplement à vivre. C’était la première fois que je pouvais savourer un café tranquillement à une terrasse sans être stressée par mon avenir où ma recherche de bonheur dans la vie.

  • Mais…un rêve en appelle un autre !

Le petit piège de vouloir réaliser ses rêves est qu’un rêve en appelle un autre. Je me suis rendue compte que je n’étais jamais satisfaite. Les mauvaises habitudes peuvent vite revenir. Ce qui enclenche à nouveau du stress pour le réaliser et on se remet à penser inutilement sans passer à l’action ou profiter du moment présent. Bonjour procrastination! C’est là qu’on prend conscience qu’il faut profiter de la vie et mettre des petites actions en route chaque jour pour réaliser nos rêves. Même si on ne les réalise pas tous, créer quelque chose dans la journée a du sens, ne serait-ce qu’ecrire un article sur son blog ou méditer pour ressentir les sensations de ce rêve qu’on aimerait réaliser.

  • La première seconde du reste de ta vie.
« Ça vous est déjà arrivé de vous tromper ? De suivre un chemin qui n’était pas le bon, tout d’un coup vous vous retrouvez paumé tout seul sur le bord de la route…
  À espérer qu’un Taxi passe ? » Le premier jour du reste de ta vie.
J’ai dû voir ce film plusieurs fois et avec toujours cette envie folle de réaliser mes rêves à la fin du générique. Et les petites larmes aux yeux qui vont avec… Chaque seconde de ta vie est précieuse. Il est encore temps d’être heureux et de se sentir à sa place dans ce monde en harmonie avec les autres. C’est le minimum que l’on puisse faire pour aller bien chaque jour. Les rêves se réaliseront seuls ensuite sans t’en rendre compte. Mon secret est d’être gentille avec toutes les personnes que je peux croiser dans la journée, sans les juger. Bien sûr, j’ai peut-être encore le rêve de devenir styliste, entrepreuneure ou encore coach de vie nomade. Mais dans la seconde où je vous écris, ce n’est vraiment plus l’essentiel. Et vous quels sont vos rêves? Que faites-vous dans la vie pour les réaliser?

Nominée par Valiz Storiz au Liebster Award !!

Je ne connaissais pas le Liebster Award jusqu’à ce que Nastasya Kotnarovsky me nomine…

Liebster Award

C’est quoi un Liebster Award?

Disons que c’est une récompense purement virtuelle, remise par un blogueur à d’autres blogueurs, et qui prend la forme d’une chaîne. Chaque nouveau nominé établit à son tour une sélection de blogueurs nominés. Le but est surtout, pour les petits blogs émergents, de se faire connaître et d’accroître leur visibilité. Et de se faire des nouveaux copains! (Définition de Nastasya Kotnarovsky).

Mon défi, maintenant, et si je l’accepte, consiste en 3 points :
– Écrire 11 révélations sur soi
– Répondre aux 11 questions du blog qui m’a nominé
– Nommer à mon tour 11 nouveaux blogs et leur poser 11 questions

J’ai décidé que j’allais relever cette mission !

Mes 11 révélations !

Quand j’étais petite, je voulais être styliste, hôtesse de l’air, pilote d’avion, avocate, astrophysicienne et comédienne. Aujourd’hui, je veux être nonne boudhiste (non non je rigole pas, ca m’a traversé l’esprit), comédienne, pousseuse de bois (certains me comprendront), coach de vie tout en étant nomade…

J’ai la coupe à Tina Turner et je me suis coupée les cheveux toute seule récemment avec un ciseau d’écolier vert fluo!

Les enfants m’appellent « sorcière » à cause de la coupe de cheveux surement.

Au Cambodge, j’ai vu une voyante et une guérisseuse. Une expérience inoubliable, moi qui était sceptique comme tout auparavant.

Danser en robe sans culotte à Angkor What Bar parce qu’il y a eu un retard dans le séchage de lessive à cause de la mousson. Crier dans les oreilles d’un ami qui veut danser collé-serré que non ça ne va pas être possible!!

Avoir un accident de moto en doublant un poids lourd avec mon couchsurfer italien derrière moi et s’en sortir indemnes tous les deux, la moto aussi.

J’aime les roux et tout le monde le sait. L’homme de ma vie est Ron Weasley, mais il ne le sait pas.

En ce moment, je lis le Yi Qing. Je ne sais pas pourquoi. Enfin si, je sais…

Mon chiffre préféré est le 7 et tout le monde s’en fout.

Je porte bonheur aux gens mais ils ne le savent pas, c’est triste pour eux.

Je pense sérieusement à m’acheter une yourte pour vivre en Ariège d’amour et d’eau fraîche…

Ariege

1. Pourquoi ce blog ?

Parce qu’après avoir créé un blog en anglais sur le Cambodge en choisissant un ton volontairement positif, j’ai décidé d’être un peu plus honnête avec moi-même sur mon retour d’expérience après deux ans au Cambodge.

2.Comment as-tu eu l’idée du nom ?

Une vie parmi d’autres…J’étais assez complexée à l’idée de raconter mes expériences personnelles. Qui suis-je pour parler de moi-même? Et puis à quoi ça sert? Finalement, je suis arrivée à la conclusion que toutes les vies se valent et méritent d’être racontées. Je me suis moi-même beaucoup inspirée des biographies des autres pour avancer dans la vie et réaliser mes rêves. La biographie de Jeanne Lanvin a beaucoup compté dans mon parcours, mais aussi les récits de Nicolas Bouvier avec son livre « L’usage du monde ».

3.Ta plus belle aventure depuis que tu as créé le blog ?

J’ai découvert le blog de Valiz Storiz et j’ai beaucoup aimé son article sur le retour de voyage. Cet article a raisonné en moi et je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule à vivre un retour plein de questionnements.

4.Et la pire, du coup, héhé ?

Le Liebster Award! J’ai la pression maintenant. Il faut que j’écrive plus et que je me force à mettre des couleurs dans les articles. Je blague bien sûr, mais c’est vrai qu’il y a un peu de ça!

5.Le jour que tu souhaiterais revivre durant ton aventure blogosphérique ?

Le jour où j’ai écris cet article sur un champ de lotus à Battambang. J’aimerais être plus souvent inspirée pour écrire ce genre de d’articles où je me sors les tripes…

6.Ton article préféré, et pourquoi ?

L’article Qui suis-je ! C’est l’article qui caractérise le moment où je suis sortie de ma zone de confort et où tout a basculé dans ma vie…

7.L’activité que tu préfères faire sur le blog ?

J’aime bien choisir les photos. C’est le moment où je peux revivre des souvenirs, revoir un coucher de soleil, un sourire, des amis…

8.Et celle que tu aimes le moins ?

Corriger les fautes d’orthographe! Je me relis plusieurs fois. Je stresse quand je clique sur « Publier », je me relis encore et encore. Je vérifie mes virgules. Il paraît que j’en mets trop, je me relis…bref un calvaire!! Jusqu’à lâcher prise et au pire je me dis qu’une âme bienveillante corrigera pour moi…

9.Pour les plus voyageurs, quelle anecdote de voyage vous a marqué ?

C’est une histoire qui restera gravée dans ma mémoire. Une semaine après avoir été séchement virée, je suis allée acheter des écharpes à Bakong village. Je demande au tuk-tuk qui m’a aidé à transporter mes affaires le jour où j’ai été virée, de m’y emmener. Il me dit qu’il habite à côté si je veux visiter sa maison. A la place de sa maison, je vois un début de maison avec quelques briques et pas de toît, c’est-à-dire rien du tout. Derrière, son père vit dans un vrai bidonville. On partage une bière. Il me raconte que même s’il embête toute la journée des touristes devant le Blue Pumpkin de Siem Reap en leur disant « Tuk-Tuk Lady », il rentre chez lui le soir avec sa femme et son fils pour poser deux briques avec l’argent qu’il a gagné dans la journée. Ils dorment dans des hamacs ou s’abritent sous le préau de la librairie à côté en cas de pluie. A ce moment là, j’ai trouvé mes soucis tellement insignifiants et je me suis promis de regarder les gens au delà des apparences…

10.Quelle est ta citation préférée pour te motiver ?

Vis comme si l’instant le plus important de ta vie était le moment que tu vis maintenant (Bouddha).

11.Et enfin, quel message veux-tu transmettre à tes lecteurs ?

Sortir de sa zone de confort, ce n’est pas seulement partir en voyage. C’est aussi parler à son voisin dans l’ascenceur de l’immeuble, méditer dans un jardin public à défaut d’être sur une plage abandonnée, essayer de nouvelles recettes, acheter un nouveau disque, jouer avec un pistolet à eau, pimenter sa vie de nouvelles choses juste pour le plaisir d’essayer!

Bangkok

Comme il faut passer le flambeau, voici 11 blogs que je nomine au Liebster Award!

http://www.curieusevoyageuse.com « De l’humilité en voyage » un article que j’aime beaucoup.

https://cotepassager.wordpress.com/ Un ami avec qui j’ai passé de merveilleux moments au Cambodge. Son écriture vient tout droit du coeur, un blog à découvrir d’urgence!

https://www.unsacsurledos.com/ « Le pays où j’ai pleuré en partant » Le blog d’Amandine est tellement riche en réflexions. On a envie de voyager pour découvrir l’autre…

http://carnetdetipiment.com/ Inutile de dire que j’ai très envie de partir en Martinique avec ces belles photos…

http://voyagedesfruits.com/ Parce que j’aime beaucoup le design de ce blog et les photos sont splendides!!

http://mellovestravels.com/ Un blog de vogage sans prétention qui donne envie de voyager!

http://www.decouvertemonde.com/ Rachel parcourt le monde depuis plusieurs années et nous livre ses réflexions sur son amour du voyage.

http://allonsvoirailleurs.be/ Roxane et Pierre nous livre leurs bons plans pour voyager autour du monde!

http://www.carnets-voyage-photos.fr/ Parce que voyager en France dans son propre pays est aussi un beau voyage!

https://joelemoskito.com/ J’aime beaucoup la réflexion sur « Pourquoi je n’ai pas envie de faire un tour du monde »…surtout en ce moment òu je suis de retour en France.

http://lesventsnousportent.com Pourquoi partir ? Parce qu’il faut toujours aller vérifier si la couleur est bien là, comme on l’a rêvée. Tellement vrai!

A mon tour de poser 11 questions !!

  1. As-tu rencontré beaucoup de voyageurs grâce à ton blog?
  2. Peux-tu nous en dire plus sur ton prochain article?
  3. Pourquoi aimes-tu bloguer?
  4. Quel est ton meilleur souvenir de voyage?
  5. Qu’as-tu appris sur toi-même en voyageant?
  6. Une rencontre qui a changé ta vie?
  7. Comment trouves-tu l’inspiration pour tes articles?
  8. Un pays que tu as visité et où tu pourrais vivre?
  9. As-tu déjà travaillé en voyageant?
  10. Quand as-tu ressenti le besoin de créer un blog de voyage?
  11. Un délice culinaire qui restera gravé dans ta mémoire?

La vie est une belle expérience

Voilà quelques semaines que je réfléchis à un article sur la notion d’échec dans la vie. J’ai d’abord réfléchi à un titre comme: « La vie n’est pas un fleuve tranquille ». Finalement j’en suis arrivée à la conclusion que l’échec est positif et devrait être envisagé comme une expérience formatrice.

Ce billet a été inspiré par l’article du blog Une chic fille. Lire ce genre de récit m’a vraiment boosté, surtout en ce moment où je fais le bilan de deux années ponctuées d’échecs et de réussites.

1.Tu as le droit de rebondir !

J’ai mis longtemps à comprendre qu’on avait le droit de rebondir après un refus, une mauvaise note ou un échec professionnel. Il m’a toujours été difficile d’accepter que j’avais le droit de me tromper en classe pour avancer. J’ai toujours préféré le mutisme à une faute à l’oral. Je pensais qu’il fallait être parfaite. Pourtant en ayant été sportive de haut niveau, j’ai connu de nombreux échecs dans ma jeunesse. Encore aujourd’hui dans les conversations entre amis, on évite d’aborder les difficultés dans nos vies quotidiennes en se concentrant sur le positif, comme si c’était une honte d’évoquer des émotions fragiles. De part mon expérience, je sais maintenant que dès la seconde où j’ai commis une erreur, j’ai droit à un second souffle pour avancer.

Ile de la Réunion

2. N’ayez pas peur du regard des autres !

En analysant mes émotions face à l’échec, je me suis rendue compte que j’avais très peur du regard des autres. J’imaginais des scénarios dans ma tête. Au lendemain du jour où j’ai été virée sèchement par mail, le monde autour de moi s’est écroulé. Suis-je considérer comme nulle à l’égard de mes proches? J’avais déjà tout faux dans ma vision de voir les évènements. J’exprimais ma peine sur Facebook pour faire part de mon injustice. Le milieu de la mode peut être parfois virulent et on ne vous fait pas de cadeau. D’autant plus quand on travaille dans un pays où les droits de l’homme sont régulièrement bafoués: « Oubliez votre contrat ». Même si j’avais des amis sur place pour me soutenir et inciter à aller de l’avant, je me suis sentie extrêment seule. Mais je me suis vite rendue compte que mes amis me soutenaient vraiment dans cette situation et que je n’étais pas finalement une moins que rien à leurs yeux.

Top

3. Tu es maître de ton destin !

Même si certains d’entre eux ont pu penser que j’étais en situation d’échec, c’était à moi de prendre conscience que je n’étais pas nulle. L’échec ne vous empêchera pas d’avancer. J’étais plus à même d’évoluer que ceux qui me jugaient négativement. D’ailleurs, 3 semaines plus tard je retrouvais du boulot dans le même domaine. Ce qui m’a aidé est de percevoir le temps comme un lieu de création et d’action. « Ok, je ne suis peut-être plus en phase avec mon ancien patron, mais je ne manque pas de ressources et peut-être que je peux innover, inventer et même rebondir ». Cette expérience m’a aussi fait comprendre mes erreurs et je sais que plus tard elle sera une source d’inspiration et m’aidera à ne pas répéter les mêmes schémas.

Coucher de soleil

4. Regarde autour de toi!

Avec du recul, c’est étrange d’être virée au Cambodge du jour au lendemain. Tu mets toutes les affaires de ton ancien boulot dans un tuk-tuk en pleurant et en pensant que c’est la fin du monde. Autour de toi, il y a partout des touristes souriants qui vont visiter les temples. Il fait très beau. Le lendemain tu te réveilles avec la gueule de bois, mais les enfants de ton quartier te disent avec un énorme sourire « Helloooo!!! ». Les chiens te regardent toujours avec le même air blasé et ton conducteur de moto-taxi (parce que ton vélo t’a aussi lâché à ce moment là) te propose la course gratuite après que tu lui dises: « I lost my job, I have to walk ». Tu prends ton café à la boulangerie du coin et tu respires cette sensation de liberté, cette même sensation qui tu as ressenti en quittant ta zone de confort, en posant les pieds sur le tarmac de l’aéroport à ton arrivée au Cambodge. A ce moment là, tu comprends que ce n’est pas grave et finalement que la vie continue.

Kampot

 

 

 

Qui suis-je?

Koh Rong

Je m’appelle Marina. Voilà deux ans déjà, je m’envolais pour un stage éthique à l’autre bout du monde dans un pays d’Asie du Sud-Est. Un aller simple tout simplement. Je n’avais aucune idée de la date du retour. J’ai le souvenir d’avoir été stressée et d’avoir beaucoup pleuré. Vous laissez votre amoureux sur le palier de l’appartement en espérant le revoir dans 6 mois. Mais au fond de vous, vous ressentez les derniers adieux à l’instant même où les portes de l’ascenseur se ferment. Il est 5h30 du matin dans les rues de la ville et il n’y a pas un chat.

Dans le métro qui vous mène à la gare, vous réalisez que c’est en quelque sorte le voyage de votre vie. Vous savez, celui que vous rêvez de faire après avoir vu « Into the Wild ». Vous partez à l’aventure avec vos rêves et vos idées préconçus sur le monde. Vous ne réfléchissez pas un instant à la question : « mais le monde a-t-il réellement besoin de moi ? ». Les photos sur internet et les articles lus ici et là vous confortent dans votre choix d’aller découvrir l’inconnu et d’apporter votre pierre à l’existence. Je vais aller aider un monde que je ne connais pas.

J’étais jeune et j’avais envie d’agir par mes petites actions quotidiennes, comme si partir dans un pays tel que le Cambodge, était un devoir de l’existence. Mais où avais-je la tête ? Et quelle prétention finalement. Après deux ans sans être rentrée une seule fois en France, c’est le Cambodge qui m’a changée. J’y ai rencontré un peuple fabuleux avec le cœur sur la main. Je suis aussi passée par plusieurs stades au niveau des émotions. J’ai aimé vivre de manière traditionnelle, puis j’ai adoré faire du lèche vitrine à Bangkok et me jeter sur le premier « fast food » après un an sans « modernité ». Je relativise « modernité » car on vit quand même très bien à Siem Reap, au pied des temples d’Angkor.

Comment j’en suis arrivée là ? J’ai toujours rêvé d’être styliste, comme beaucoup de jeunes filles. Mais pour diverses raisons, j’ai souvent eu des difficultés à me détacher de mon image d’ «intello geek surdouée». J’aurais tant bien que mal un Deug de physique et de droit. J’aurais été en CDD, puis en CDI rapidement dans une superbe entreprise avec des collègues en or. Mais l’appel du rêve a été plus fort. Après un an de formation mouvementée au sein d’une école de mode, je m’envole donc pour un stage non conventionné au Cambodge. Je découvre l’univers du commerce équitable avec ses bons et mauvais côtés.

Un jour alors que je dessinais seule sur une terrasse en admirant le coucher de soleil, je rencontre un designer de bijoux qui complimente mon coup de crayon. Je suis flattée. Les jours passent et je recroise cet homme qui m’a complimenté. Il me parle d’un styliste très connu dans la ville. Il me dit qu’il va le contacter et lui parler de moi. Je suis naïve mais il y a des limites. Voilà qu’après 4 mois d’attente, je m’empresse de réserver mon billet retour. Au moment d’envoyer ma pièce d’identité pour confirmer mon vol, je reçois un e-mail de ce « fameux » styliste m’invitant à m’entretenir avec lui. Il faut savoir que j’étais décidée à rentrer et que j’y suis donc allée par curiosité à cet entretien. J’avais surtout dit à mon amoureux de l’époque que je rentrais. Le pauvre, ça faisait 4 mois qu’il attendait lui aussi de savoir si j’allais revenir.

Mais voilà. Imaginez la scène. On m’annonce que je suis embauchée en tant qu’assistante styliste. Le rêve d’une vie qui se concrétise. Le choix n’a pas été simple, mais je suis restée après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps. Mes copines m’avaient dit : « Imagine tous les matins où tu t’es levée pour aller à l’école ! C’était pour ton avenir ». J’ai donc travaillé deux ans dans ce pays étranger sans assurance. J’aurais connu des moments de joies intenses avec des amis de passage ou des locaux, mais aussi des déconvenues comme par exemple la perte d’un être cher à des milliers de kilomètres, le licenciement brutal, ou une chute grave dans les escaliers. Chaque jour, j’ai dû faire preuve de « résilience » pour colorer chaque nouvelle seconde de ma vie d’une note d’espoir.

A travers ce blog, vous lirez mes réflexions sur le voyage et la vie à travers mes expériences en tant qu’« immigrée » au Cambodge pendant deux ans. Je ne prétends détenir aucune vérité, mais je ressens surtout le besoin d’écrire pour extérioriser cette aventure hors du commun. Aujourd’hui, je comprends qu’il faut vivre pleinement l’instant présent et déconstruire nos schémas préconçus pour saisir sans jugement toutes les subtilités de ce monde. Voyager est important pour voir le monde et le comprendre. Voyager c’est aussi se voir soi-même et s’accepter. J’aborderai aussi le thème du « rêve », de la « passion » et de l’ « ego », ces trois mots qui rythment ma vie au quotidien. Merci de me lire si vous êtes de passage et bienvenue à vous !